Cinnamon raisin, blueberry, miel : les bagels sucrés nord-américains
Entrez dans n’importe quel deli new-yorkais au petit matin : à côté des bagels nature, sésame et pavot, vous trouverez presque toujours un bagel « cinnamon raisin », la pâte parfumée à la cannelle et piquée de raisins secs. Le bagel aux myrtilles (« blueberry ») est son cousin fruité. Les deux se mangent toastés, simplement tartinés de fromage frais ou de beurre, parfois de miel. Personne là-bas n’y voit une entorse à la tradition : c’est un pain du matin comme un autre.
Le principe est simple : la mie dense et légèrement élastique du bagel supporte aussi bien une garniture douce qu’une garniture salée. Le fromage frais fait le lien entre les deux mondes, et c’est pour cela qu’il revient si souvent dans les recettes sucrées de ce guide.
Montréal vs New York : le bagel montréalais, naturellement plus doux
À Montréal, la pâte est pochée dans une eau additionnée de miel avant de passer au four à bois. Résultat : une croûte plus sucrée, plus caramélisée, et un pain plus petit et plus dense que son voisin new-yorkais. Ce bagel-là appelle presque naturellement le sucré ; un simple filet de miel ou un peu de confiture suffit. Pour toute l’histoire de cette rivalité, nous vous renvoyons à notre article sur l’histoire du bagel canadien.